• Suite des peintures de Guardi : Venise 1712-1793 

    Venise au Grand Palais, GuardiVue du Grand Canal avec les églises Santa Lucia et Santa Maria di Nazareth, vers 1780, huile sur toile conservé au museo Nacional Thyssen-Bornemisza de Madrid.

     

    Luca Carlevarijs, né à Udine en 1663 - mort à Venise en 1730

    Luca Carlevarijs ou Luca Carlevaris est un architecte, mathématicien, graveur et surtout un peintre baroque de vedute considéré comme l'initiateur à Venise du védutisme.

    Ses premières oeuvres figurent des scènes bibliques traitées dans une manière sombre, ainsi que des vues de ruines architecturales et des batailles navales imaginaires.

    Il séjourne à Rome où il développe un répertoire de caprices et des vues imaginaires, dans le style de Panini. Il est notamment fortement influencé par Caspar van Wittel (dit Vanvitelli), un peintre hollandais installé à Rome.

    De retour à Venise, il se consacre à la peinture des vues urbaines vénitiennes, dont le rendu très méticuleux doit beaucoup à l'usage de la camera obscura. Sa formule associe une large perspective, figurant de quelques monuments caractéristiques de Venise, animés de nombreuses petites figures typiques, le tout peint avec un chromatisme clair et lumineux.

    Les peintres Canaletto, Antonio Visentini et Apollonio Domenichini, dit il Menichino, ont été de ses élèves.

    Venise au Grand Palais, CarlevarijsL'entrée du comte de Gergy, ambassadeur de France à Venise, au Palazzo Ducale le 5 novembre 1726, huile sur toile, musée national de Fontainebleau, dépôt du musée du Louvre.  

    Zoom :Venise au Grand Palais, Carlevarijs

     

     

    Michele Marieschi, Venise 1710-1744 

    Sa vie est peu connue. Fils d'un graveur sur bois, il est généralement considéré comme un élève de Canaletto, et débuta en peignant des décors de théâtre, comme beaucoup de peintres vénitiens de l'époque.

    Egalement connu sous le nom de Michiel , il est principalement connu pour ses paysages et ses paysages urbains, vedute, ou ses vues, principalement de Venise . Il a également créé des peintures architecturales qui révèlent son intérêt pour la scénographie.

    Il séjourna également en Allemagne, dont il revint entre 1730 et 1735. De 1735 à 1741, il fut inscrit à la Fraglia dei Pittori, la guilde des peintres vénitiens.

    Venise au Grand Palais, MarieschiLa Pazzietta di San Basso, vers 1736-1737

    Venise au Grand Palais, MarieschiLe retour du Bucentaure à San Marco pendant la fête de l'Ascension, vers 1736-1737

    Zooms :Venise au Grand Palais

    Venise au Grand Palais, Marieschi

     

    Autres peintures d'artistes vénitiens ne représentant pas Venise :

     

    Giovanni Battista Tiepolo né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770

    Giovanni Battista Tiepolo, ou Giambattista Tiepolo, est un peintre rococo et un graveur italien ayant travaillé dans plusieurs cours européennes, fait caractéristique de la circulation des artistes dans l'Europe des Lumières.

    Les œuvres qui ont fait sa réputation sont les grands cycles de fresques qu'il a peints à Venise et dans sa région mais aussi à Bergame et, hors d'Italie, à Madrid et à Wurtzbourg pour décorer palais et églises, mais il a également laissé de nombreux tableaux et esquisses peintes.

    Venise au Grand Palais, TiepoloLa montée au Calvaire, 1735, Esquisse pour le tableau de Sant'Alvise à Cannaregio, Huile sur toile, Musée de Berlin 

     

    Giandomenico Tiepolo (Giovanni Domenico Tiepolo), né en 1727 à Venise, mort en 1804 à Venise 

    Giandomenico Tiepolo, ou Giovanni Domenico Tiepolo, est un peintre et graveur italien rococo de la famille d'artistes italiens des Tiepolo. Giandomenico est le fils aîné de Giambattista Tiepolo et le neveu de Francesco Guardi.

    Il est nommé maître de l'Académie de Venise en 1772, et en devient le président en 1783.

    Venise au Grand Palais, TiepoloScène de carnaval ou Le Menuet, 1754, huile sur toile, Musée du Louvre 

    Venise au Grand Palais, TiepoloL'arracheur de dents ou le Charlatan, 1754, huile sur toile, musée du Louvre

     

    Giambattista Pittoni : né à Venise en 1687- mort à Venise en 1767

    Giovanni Battista Pittoni, ou Giambattista Pittoni, est un peintre italien rococo, qui a été actif dans sa ville natale au xviiie siècle. Pittoni est le peintre le plus renommé et le plus recherché des cours royales européennes de son temps.

    Son style était basé sur le clair-obscur. Ses peintures, d'abord d'un style rococo, ont évolué vers le néoclassicisme. Pittoni est mieux connu pour ses grandes toiles représentant des sujets religieux, historiques ou mythologiques.

    Pittoni n'a jamais quitté Venise, mais a réalisé des commandes pour des clients allemands, polonais, russes, autrichiens.

    Venise au Grand Palais, Pittoni

     Monument allégorique à Sir Isaac Newton, 1727-1729

    Zoom :Venise au Grand Palais suite, octobre 2018

     

    Porte du XVIIIe siècle :

    Pin laqué et doré avec reliefs en pastiglia, conservé au  Museo del Settecento Veneziano

    Venise au Grand Palais Paris

    Venise au Grand Palais Paris

    Venise au Grand Palais Paris

    Venise au Grand Palais Paris

     

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  • Venise par Gianantonio Canal dit Canaletto (1697-1768)

    Giovanni Antonio Canal (Venise, 18 octobre 1697 - Venise, 19 avril 1768), plus connu sous le nom de Canaletto, est un peintre vénitien célèbre pour ses panoramas (vedute) de Venise.

    Il est l'un des représentants les plus importants, avec Bernardo Bellotto et Francesco Guardi, du « védutisme » (peinture de paysages urbains) italien.

    Avec Giambattista Pittoni et Giovanni Battista Tiepolo, il est l'un des principaux Vieux maîtres italien de la Renaissance vénitienne.

    Venise au Grand Palais, Canaletto L'entrée du Gand Canal avec Santa Maria della Salute depuis le môle, 1722. Ce tableau appartenait à la collection personnelle du peintre Antonio Pellegrini. Au 1er plan, des capitaines de navires étrangers viennent rendre compte de l'état sanitaire de leur bateau auprès du Magistrato della Sanità. A l'arrière plan, la basilique Santa Maria della Salute, édifiée entre 1631 et 1687 sur les plans de Baldassare Longhena à titre d'ex-voto pour la fin de la peste de 1630, est éclairée de manière dramatique, comme un souvenir de cette période sombre.        

    Venise au Grand Palais, Canaletto Le Grand Canal vers l'est depuis le Campo San Vio, vers 1727; Edimbourg National Galleries of Scotland 

    Venise au Grand Palais, Canaletto  Il Rio dei Mendicanti, vers 1723; Fondazione Musei Civici di Venezia, Ca'Rezzonico - Museo del Settecento Veneziano   Oeuvre représentant un quartier populaire.

     Venise au Grand Palais, Canaletto Vue du Palazzo Ducale en direction de la Riva degli Schiavoni, vers 1740 ; Milan Pinacoteca del Castello Sforzesco 

    Oeuvre commandé par lLe Feldmarschall Johann Matthias von der Schulenburg, qui était en service à la République de Venise et en réforma l'armée. Passionné d'art, il constitue dans sa résidence de Ca' Loredan sur les bords du Grand Canal une importante collection d’œuvres d'artistes comme Raphaël, Le Corrège, Giorgione, Jules Romain.

    Schulenburg commanda également à Giovanni Antonio Canal une vue de Corfou, pour célébrer la victoire obtenue par l'Allemand dans l'île grecque contre les Ottomans.

    Zoom 1 :Venise au Grand Palais, Canaletto

    Zoom 2 :Venise au Grand Palais, Canaletto

    Pour en savoir plus sur Canaletto : https://fr.wikipedia.org/wiki/Canaletto

    Autre peinture de Canaletto : http://steevephoto3.eklablog.com/galerie-des-offices-peintures-de-venise-de-canaletto

     

    Venise par Francesco Guardi (Venise, 5 octobre 1712 - Venise, 1er janvier 1793) 

    Peintre italien du XVIIIe siècle, il est considéré, avec Canaletto et Bellotto, comme l'un des représentants les plus significatifs du védutisme italien. Il en a profondément renouvelé l'inspiration : là où Canaletto s'en tient à une représentation d'une froide perfection, il ajoute une chaude lumière.

    Si les peintures de Francesco Guardi ne sont pas comprises par les Vénitiens, elles rencontrent un grand succès à l'étranger. Ses vedute sont le prétexte à une description insolite des monuments vénitiens qui sont baignés d'une lumière argentée. Sa vision de Venise a influencé celle de grands peintres, comme Turner et Monet, qui ont utilisé cette ville comme source d'inspiration.

    Venise au Grand Palais, GuardiCette vue nocturne est l'une des premières vedute peinte par Guardi. on y distingue la procession du Saint Sacrement le vendredi saint. Huile sur toile vers 1755. Conservé à Oxford au Ashmolean Museum.   

    Venise au Grand Palais, GuardiLe Doge à bord du Bucentaure part pour le Lido le jour de l'Ascension, vers 1775-1777, conservé au Musée du Louvre

    Depuis 1177 le doge part chaque année à San Nicolo al Lido pour célébrer les épousailles rituelles de la sérénissime avec la mer réaffirmant ainsi sa suprématie sur l'Adriatique. Le Bucentaure, représenté par Guardi, a été construit à l'Arsenal de Venise en 1729 et décoré par le sculpteur Antonio Corradini. Cette somptueuse embarcation dorée, tendue de velours rouge, aux couleurs de l'étendard de saint Marc, est accompagnée par les péottes des ambassadeurs étrangers et un cortège innombrable de gondoles.             

    Zooms :Venise au Grand Palais, octobre 2018

    Venise au Grand Palais, Guardi

     

    Venise au Grand Palais, GuardiRégate sur le Grand Canal depuis Ca' Foscari, vers 1777, huile sur toile conservé au musée Calouste Gulbenkian de Lisbonne.   

    Zooms :Venise au Grand Palais, Guardi

    Venise au Grand Palais, Guardi

     

     

    Venise au Grand Palais, GuardiLa Piazza San Marco pendant la fête de l'Ascension, 1777 , conservé au musée Calouste Gulbenkian de Lisbonne.

    Pendant 2 semaines, les boutiques éphémères du marché de l'Ascension, ou Sensa, sont adossées les une aux autres sur la Piazza San Marco. L'architecte Bernardo Maccaruzzi est lauréat du concours pour une structure réutilisable, unifiée et plus digne, inaugurée le 8 mai 1777. L'ouvrage en bois de style néoclassique est grandiose. Il abrite 112 boutiques disposées en ellipse. La courbe intérieure est précédée d'une arcade illuminée par des lampions en cristal de la maison Briati. 

    Guardi prend certaines libertés avec la réalité : il modifie la forme des arcades et ouvre la perspective vue depuis l'église San Germiniano, détruite en 1807 pour construire l'aile napoléonienne de la place.            

    Zooms :Venise au Grand Palais, Guardi

     

    Venise au Grand Palais, Guardi

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  • Les instruments régionaux du musée de la musique d'Ispahan :

    Musée de la musique suite, Ispahan, Kouzak & TâlKouzak & Tâl, région du Baluchestan

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Robab, Ispahan    Musée de la musique : les instruments régionaux, Gheychak, IspahanRobab, région du Baluchistan                                                 Gheychak, région du Sistan

    Le robab ou rabab, en persan رُباب rubâb, est un instrument de musique à cordes de la famille du luth. Il est originaire de l'ethnie pachtoune d'Afghanistan et du Nord du Pakistan. Par ailleurs, il est joué dans de nombreux pays limitrophes et considéré en Afghanistan comme l'instrument national qui représente la noblesse du pays.

    La gheychak qui, à l'origine, était faite avec la tête d'un cheval et qui, au fil des siècles a circulé le long de la route de la Soie avant d'arriver en Italie, a donné naissance au violon.

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Qoshmeh, IspahanQoshmeh, région du Khorâsân

    Le qoshmeh est fait d’un os d’aigle. Il a un embout buccal et sa forme est similaire à celle du dozaleh kurde. Il a un son très fort et touchant et est joué par l'ethnie Kormanj du Nord Khorâsân. Le qoshmeh est généralement joué avec le dayereh et le dohol. C'est l'instrument des occasions heureuses.

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Dotar Harati, Ispahan    Musée de la musique : les instruments régionaux, Qeijâq, IspahanDotâr - Harâti, Région d'Afghanestan                                      Qeijâq, région du Turkmen Sahara

    Le dotâr, dutâr, dutar, doutâr ou dotara, « deux cordes » en persan, est un luth traditionnel à long manche trouvé en Asie centrale et en Iran. Son origine est probablement le tambur du Khorassan décrit par Al-Farabi (Xe siècle) dans son essai Kitab Al Musiqi Al Kabir (Livre de la grande musique). Longtemps réservé aux nomades et bardes bakhshis, il est devenu au XIXe siècle un instrument acceptable dans les musiques savantes de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et des Ouïghours.

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Tamboureh, Ispahan    Musée de la musique : les instruments régionaux, Qupoz, IspahanTamboureh, région de Tâlesh; Ney Labak derrière                   Qupoz, région d'Azerbaijan

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Bâqlâmâ, Ispahan

    Bâqlâmâ : région Western Azerbaijan et Kurdistan

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Ney anbân, IspahanNey - Anbân, région de l'Iran du Sud

    Le ney - anbân est une cornemuse iranienne assez rare. Elle est en peau de chèvre et se rencontre uniquement dans la région bordant le golfe Persique, à Boushehr notamment, où les cultures arabo-africaines se mèlent aux cultures perso-asiatiques. Sa musique en est uniquement folklorique.

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Shâkh, IspahanShâkh, région de l'Iran du Sud

    L'avantage de ce musée de la musique est que si vous réservez, vous pouvez avoir la chance de participer à un petit concert privé où certains de ces instruments sont mis à l'honneur :

    Le Musée de la musique d'Ispahan

     

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  • Visité le 29 juin

    "Ouvert en décembre 2015 par un groupe de passionnés de musique, ce musée est tout simplement exceptionnel en son genre et unique en Iran. Commencée par Mehrdad Jeihooni et Shahriar Shokrani au début des années 1980, ce qui n'était qu'une simple collection d'instruments s'est enrichie au fil des ans jusqu'à devenir un héritage, un témoignage d'une importance capitale sur la culture et les traditions musicales iraniennes et leur évolution au fil des siècles."

    Le petit Futé.

    La première salle, consacrée aux percussions et aux cordes, présente les instruments nationaux, avec en particulier une très belle collection de tars.

    Dans ce musée on peux également trouver quelques modèles rares comme un târ vieux de près d'un siècle ou un autre, au dos creux spécialement conçu pour les femmes enceintes (pas de photos ici).

    Il fut un temps en Iran ou même les femmes pouvaient jouer de la musique. Pour les époques où la musique était interdite, il existait des instruments miniaturisés et plats, qui pouvaient être cachés sous les vêtements.

     

    Musée de la musique, IspahanKamâncheh

    Kamânche, kamancheh, keman, kemanche, kamança ou kemânçe, en persan کمانچه, « archet », désigne une famille d'instruments à cordes frottées d'origine iranienne répandue du Moyen-Orient aux Balkans ou à l'Asie centrale et au Maroc. Il s'agit d'une vièle à pique rustique assez proches de diverses formes du rabâb, les termes étant parfois interchangeables. Son origine remonte au moins au IXe siècle.

    On le trouve en Iran, en Arménie, en Azerbaïdjan, en Géorgie, en Turquie et en Ouzbékistan. Au Tadjikistan et au Turkménistan on le trouve sous le nom de ghaychak ou ghijak (à ne pas confondre avec le ghaychak iranien), au Cachemire sous le nom de kashmiri saz, au Kazakhstan sous le nom de Gizhak, et au Xinjiang (cultures tajik, kazakhe et ouïghour), en Chine, sous le nom d’aijeke. Il est très proche de la djoza irakienne.

     

    Musée de la musique, Ispahan    Musée de la musique, IspahanTâr                                                                                      Târ 

    Musée de la musique, IspahanTâr

    Le târ est un instrument à cordes pincées trouvé en Perse, en Azerbaïdjan, en Géorgie, en Arménie, en Turquie, en Ouzbékistan et au Tadjikistan. C'est un luth à long manche avec un corps en forme de double cœur.

    Le mot تار târ signifie "corde" en persan. Les interprètes sont appelés tarzen. Le tar est le principal symbole de la culture azerbaïdjanaise. En 2003, le mougham azerbaïdjanais a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l’UNESCO et a créé des conditions pour la reconnaissance du tar, du kamantcha et du gaval, les trois instruments composant le mougham. « La facture et la pratique musicale du tar, instrument à cordes à long manche » ont été inscrites en 2012 par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

    Musée de la musique, Ispahan    Musée de la musique, IspahanSetâr                                                                                    Oud

    L'oud, en arabe عود, en arménien Ուդ est un instrument de musique à cordes pincées très répandu dans les pays arabes, en Turquie, en Grèce, en Azerbaïdjan et en Arménie. Son nom vient de l'arabe al-oud signifiant « le bois ».

    Le barbat persan en est très certainement à l'origine, mais si cet instrument existe encore à titre symbolique en Iran, il y est très peu répandu et il a été réinventé récemment à partir d'archives.

     

    Luth à manche court, il a été l'objet d'ouvrages de référence des musicologues musulmans de l'époque médiévale. L'oud a comme points communs avec le luth le nombre de cordes et la forme de l'instrument, mais il n'a pas de frettes.

    Musée de la musique, IspahanTombâk Zorkhâneh

    Musée de la musique, IspahanTombâk

    Le tombak, en persan تنبک-تمبک ou zarb ضرب, nommé aussi tonbak, donbak ou dombak, est un instrument de percussion à excitation digitale originaire d'Iran. Le nom "tombak" viendrait des sons produits par les frappes principales : tom (au centre de la peau, grave) et bak (au bord, et aiguë). Il appartient à la famille des membranophones et plus précisément des tambours en gobelet répandus en Asie, Europe de l'Est et Afrique. Bien qu'il y ait des similarités entre tous les instruments à percussion de cette forme, les techniques utilisées pour jouer le tombak sont probablement les plus élaborées.

    Musée de la musique, Ispahan, Bass Qeychak    Musée de la musique, Ispahan, Chang CelticBass Qeychak                                                                        Chang Celtic

    Musée de la musique, Ispahan, QânurQânun

    Musée de la musique, Ispahan, QânurQânun

    Le Qânun ou kanoun, en persan قاﻧﻮﻥ aussi transcrit « kanun », « qanun », « qanoun » ou « quanoun », « kanon », aussi appelé « kanonaki » ou « kalong », est un instrument à cordes pincées de la famille des cithares sur table, très répandu dans le monde arabe, en Asie du Sud-Ouest ainsi qu'en Grèce et dans le Turkestan. Il ne faut pas le confondre avec le santour, dont les cordes sont frappées. Son nom dériverait du grec « κανών » signifiant « la mesure », qui était aussi le nom donné à un instrument monocorde destiné à l’étude des intervalles en musique et connu déjà de Pythagore.

    La plus ancienne mention de cet instrument dans la littérature arabe se trouve dans les contes des Mille et une nuits au Xe siècle.

    Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kanoun

     

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  • Visité le 29 juin 2018

    Musée arménien Vânk, IspahanIntérieur du musée.

    Musée arménien Vânk, IspahanArrestation du Christ, peinture sur huile, art italien, XVIe siècle

    Musée arménien Vânk, IspahanCarreaux faits en Iran, XVIIIe siècle

    Musée arménien Vânk, IspahanCarreaux faits en Iran, XVIIIe siècle

    Musée arménien Vânk, IspahanCarreau fait à Ispahan, XIXe siècle

    Musée arménien Vânk, IspahanCarreau fait à Ispahan, XVIIIe-XIXe siècle

    Musée arménien Vânk, IspahanCarreau fait à Ispahan en 1884

    Musée arménien Vânk, IspahanCrucifixion du Christ, ouvrage de couture arménien, fait en 1681

     

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