• Les musées en Iran

  • Le palais de Chehel Sotoun (en persan : چهل ستون, « quarante colonnes »1) est un palais royal safavide, ou Séfédide, situé à Ispahan.

    ce monument majeur du règne de Shah 'Abbas II était utilisé pour les cérémonies de couronnement et pour la réception des ambassadeurs étrangers.

    On peut y découvrir de superbes et grandes peintures historiques, exaltant la magnanimité ou le courage guerrier des différents grands souverains de la dynastie safavide.

    Le palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan

    Les six grandes peintures murales de la partie supérieure de la salle de réception datent du XVIIe siècle ou de la toute fin du XVIIIe qâdjâr pour les deux peintures de bataille centrales (Bataille de Chalderân et bataille de Karnal).

    Les  voici dans l'ordre chronologique de la dynastie safavide :

    Les peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanVictoire de Shâh Ismaïl Ier, fondateur des Safavides sur les Ouzbeks. Peinture Safavide début XVIIe.

    Chah Ismael Ier, né à Ardabil en 1487 mort à Tabriz en 1524) (en persan : شاه اسماعیل, Shāh Esmāil), Shah de la Perse de 1501 à 1524 et fondateur de la dynastie des Safavides. Couronner shah à Tabriz, de 1503 à 1508, Ismail Ier fait la conquête de l'Iran central (1503), des provinces du sud de la mer Caspienne (1504) et de l'Irak actuel (1505-1508).

    C'est sous son impulsion qu'est décidée la conversion de l'Iran au chiisme duodécimain. Elle résulte d'une volonté de s'affirmer face à la domination des Ottomans sunnites. La conversion permet de constituer les bases d'un État fort à partir d'une identité spécifique. Les Safavides ont aussi utilisé leurs ressources afin de convertir un grand nombre d'Iraniens au chiisme. Sous les règnes des premiers Safavides, l'Iran est devenu une théocratie : en effet, les partisans d'Ismail Ier le reconnaissent comme le murshid kamil, « le guide parfait ».

    Zoom :Les peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan

     

    Les peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanBataille de Chalderân du 23 août 1514 remporté par les ottomans du sultan Sélim Ier sur les perses de Shâh Ismail Ier

    La bataille de Tchaldiran, ou Chaldoran, dans la première des guerres ottomano-persanes, eut lieu le 23 août 1514 à Chaldoran (province d'Azerbaïdjan occidental, Iran) et se termina par une victoire décisive de l’Empire ottoman sur les Safavides.  À la suite de leur victoire, les Ottomans prirent Tabriz, et les Safavides ne constituèrent plus une menace pour eux pendant près d’un siècle. Elle mit également fin aux soulèvements des Alévis en Anatolie.

     

     

    Les peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanShâh Tahmasp Ier reçoit à sa cour le roi moghol Humâyun, fils de Bâbur, chassé de l’Inde en 1543

    Zoom :Les peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanLe perse Shâh Tahmasp Ier (à droite)) et le roi moghol Humâyun, fils de Bâbur.

     Tahmasp Ier (22 février 1514 - 14 mai 1576), fils du chah Ismaïl Ier est le deuxième chah de la dynastie des séfévides qui règna sur la Perse entre 1524 et 1576. Peu connu, car régnant entre deux chah plus prestigieux que lui, il eut cependant le mérite de parvenir à maintenir l'État fragile et récent créé par son père, en luttant contre les Ottomans à l'Ouest et contre les Ouzbeks, à l'Est.

     

    Les peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanShah Abbas Ier (1587-1629) recevant Vali Nadr Muhammad Khan roi ouzbek du Turkestan.

    Abbas Ier le Grand, en persan شاه عباس بزرگ, Shăh Abbās-e bozorg) (Hérat, 27 janvier 1571 - Mazandaran, 19 janvier 1629) est le cinquième Chah safavide de l'Iran (1588-1629).

    Souverain le plus remarquable de la dynastie safavide, il monte sur le trône en 1588 après avoir poussé son père à lui transmettre le pouvoir et tué ses deux frères. Alors que près de la moitié de l'empire est aux mains d'adversaires, il reprend progressivement le contrôle du territoire.

    Les peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanLe Safavide Shâh Abbâs II (1642-1666) accueille un ambassadeur ouzbek.

    Abbas II (1632-1666) est le septième chah safavide d'Iran. Fils du chah Safi Ier, petit-fils d'Abbas Ier, il succéda à son père le 15 mai 1642, à l'âge de 10 ans. Il conquiert Kandahar sur l'empereur moghol et meurt en 1666, après un règne moins glorieux, mais moins sanguinaire que celui de son aïeul. 

      

     

    Les peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanLa victoire perse de Nāder Shāh sur l'empereur moghol Muhammad Shâh à la bataille de Karnal en Inde en 1739. Muhammad Shâh, qui dirigea l'Empire moghol en Inde entre 1719 et 1748, fut capturé par les Perses, et Nadir Shah put entrer dans Delhi avec cet otage de marque, moins de deux semaines après la bataille. Les perses se retireront de l'inde  en échange du trésor royal moghol, comprenant le Trône du Paon.

    Zooms :Les peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanNāder Shāh à la tête des troupes persanesLes peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan Il semblerait que l'armée indienne ait eu recours durant cette bataille à 2000 éléphants de guerre dressés pour utiliser des lames placées sur leur trompe.

     

    Les peintures du palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan

     

     

    Pour en savoir plus sur la dynastie des Safavides : https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9f%C3%A9vides

    Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •  A gauche du Shams-ol Emareh, le palais du Soleil à l'intérieur du Palais du Golestan, un long mur est couvert de céramiques typiques du goût qâdjâr. Leur compositions ne se répètent jamais et font alterner les vases à fleur et des arabesques florales plus ou moins naturalistes et baroques avec la représentation naïve de paysages et de villes européens : 

    Céramique qâdjâr

    Céramique qâdjâr

    Céramique qâdjâr

    Céramique qâdjâr

    Céramique qâdjâr

    Céramique qâdjâr

    Céramique qâdjâr

    Céramique qâdjâr

    Céramique qâdjâr

    Céramique qâdjâr

    Céramique qâdjâr

    Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • Le musée de Persépolis était à la grande époque achéménide le gynécée, appelé improprement « harem ».

    Il n’est pas certain que le gynécée ait pu être un lieu de résidence des femmes. Selon certains, la section centrale aurait pu être destinée à la reine et à sa suite. Selon d’autres, les femmes résidaient à l’extérieur des murs. La fonction du bâtiment reste donc controversée.

    Toutes les œuvres que l'on peut découvrir à l'intérieur du musée ont été trouvées à l'intérieur du site de Persépolis.

     

    Tête de Xerxès, musée de PersépolisTête de Xerxès, période achéménide.

    Le musée de Persépolis

     Processions royales représentant Xerxès Ier accompagné de serviteurs l’abritant sous une ombrelle.

    Le musée de Persépolis

    Le musée de Persépolis

     

    Le musée de Persépolis

     

    Le musée de Persépolis

    Le musée de Persépolis

     

    Le musée de PersépolisRécipient de parfum en marbre

    Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • Inscrit au patrimoine de l'Unesco en 1979

    Visité le 27 juin 2018 

    Recouvert par les débris du toit incendié de l'Apadana, l’escalier est a été remarquablement préservé. Il se divise en trois panneaux, nord central et sud, et en triangles sous les marches.

    L’escalier comporte de multiples symboles de fertilité : germes et fleurs de grenade, rangs séparés par des fleurs à douze pétales, ou arbres et graines décorant les triangles. Les arbres, pins et palmettes, symbolisent les jardins du palais. Les panneaux portent des inscriptions indiquant que Darius a construit le palais, que Xerxès l’a complété et a demandé à Ahuramazda de protéger le pays de la famine, de la félonie, et des tremblements de terre.

    Les personnages des reliefs observent un port altier. Les caractères ethniques sont méticuleusement reportés, et les détails sont ouvragés avec finesse : pelages, barbes, cheveux sont ainsi représentés en petites bouclettes, vêtements et animaux sont caractérisés avec minutie. L’examen de scènes non finies plaide pour une organisation postée du travail, faisant appel à une spécialisation de l’ouvrier (visages, coiffures, parures).

    Les artistes et ouvriers qui ont participé à la construction ne disposaient d’aucune liberté de création : ils devaient suivre de façon rigoureuse les orientations fournies par les conseillers du roi.

    Initialement polychromes, les frises répondaient aux impératifs fixés par le souverain : mise en valeur de l’ordre et de la rigueur. Ces caractères entraînent un statisme des représentations faisant penser aux orthostates des palais assyriens. La distribution par registres en rangs définis, la raideur des sujets évoquent l’influence du style ionien sévère. 

    Les triangles sont occupés par des reliefs symbolisant le nouvel an : un lion dévorant un taureau. L’équinoxe de printemps montre un ciel où la constellation du Lion est au zénith, tandis que celle du Taureau disparaît à l’horizon sud. Norouz marque donc le début de l’activité agricole après l’hiver.

    La signification du panneau central est religieuse. Il montre Ahuramazda gardé par deux griffons à têtes humaines, surplombant quatre gardes perses et mèdes. Les Perses tiennent de la main gauche un bouclier rond typique, les sagaies sont tenues de la main droite. Comme sur les autres reliefs du site, les gardes perses sont vêtus d’une longue robe drapée, et portent des coiffes cannelées. Les Mèdes portent des manteaux courts et des pantalons, et sont coiffés de bonnets ronds ou plissés, avec parfois une queue.

     

    Le panneau nord montre la réception de Perses et de Mèdes :

    Persépolis, IranRegistre supérieur droit du panneau nord de l'escalier est. Procession royale

    Procession des nobles perses et mèdes :

    Persépolis, IranRegistre du milieu du panneau nord de l'escalier est (juste en dessous de la photo précédente) 

     

    Le panneau sud montre la réception de personnages provenant des nations assujetties :

    A gauche de l'escalier, sur trois registres superposés, les délégations des 23 peuples de l'empire sont représentées avec leurs habits traditionnels, apportant au roi des rois des présents typiques de leur région. Un arbre de vie stylisé sépare chaque ambassade, menée par un huissier tantôt perse, avec une coiffe cannelée, tantôt mède, avec une calotte. Le nombre et les noms des nations incluses dans l'empire varient selon les documents achéménides, et l'identification des peuples est parfois incertaine.

    L'emplacement des délégations traduit généralement leur importance : les Mèdes et les Elamites sont figurés en tête, alors que les Lybiens et les Ethiopiens sont en queue du cortège.

     

    Persépolis, IranPorteurs de chaise royale (réparation d'époque à l'aide d'agrafes métalliques)

    Persépolis, IranL’un des panneaux représente la parade des Immortels formant la garde des lanciers de Darius.

    Persépolis, IranMèdes, 2 personnages (quatre autres ne sont pas sur cette photo) portant un bonnet-cagoule et une tunique courte suivent un Mède en costume traditionnel introduit par un Perse à l’extrême droite. Ils portent des vêtements, des bracelets ou torques, un glaive des pots et une amphore. Le vêtement de la délégation, différent de celui du Mède qui la conduit pourrait indiquer qu’il s’agit d’une tribu mède assujettie plus tardivement que celles qui firent allégeance au roi perse depuis l’origine.

    Persépolis, IranLa délégation arménienne offrant un cheval et un vase précieux à deux anses ornées de têtes de griffons

    Persépolis, IranDétail d'un membre de la délégation arménienne offrant un vase à deux anses

    Persépolis, IranDétail d´un relief de la délégation Lydienne apportant vases et coupes, les membres de la délégation portent des bonnets pointus plissés et des vêtements plissés.

    Persépolis, IranCiliciens ou Assyriens : provenant du sud de l’Asie Mineure, cette délégation offre deux béliers, des peaux, un vêtement, des coupes et des vases. Cette représentation est minutieusement ouvragée, et laisse apparaître le détail des vêtements (lacets, ceintures, coiffes).

    Persépolis, IranLes Scythes, aussi appelés Sakas, venues des bords de la mer Noire, cette satrapie s’étendait de l’Ukraine aux steppes nord-caucasiennes, jusqu’au nord de la Sogdiane. Ils sont reconnaissables à leurs bonnets pointus, ils étaient d'habiles cavaliers et forgerons. Seules quelques unes des nations vassales avaient le privilège, comme ici, de rester armées en présence du Roi des Rois achéménide. Les sujets sont coiffés d’un bonnet scythe typique. Ils amènent un cheval, des vêtements, et ce qui pourrait être des bracelets à fermoirs.

    Persépolis, IranIoniens à l'épaisse chevelure bouclée tenant des tissus et des coupes contenant peut-être des teintures.

    Persépolis, IranArachosiens (ou Aryens) : Les pantalons sont encore portés au Baluchistan. Un des sujets est vêtu d’une peau de félin. Les offrandes consistent en un chameau et des pots.

    Persépolis, IranLa délégation de la vallée de l'Indus conduite par un officiel perse. L'indus marquait la limite orientale de l'empire. C'est dans ses confluents qu'étaient recueillies les paillettes d'or que devaient contenir les flacons portés  dans ces paniers.

    Persépolis, IranSomalis ou Lybiens (origine controversée). La délégation est accompagnée d’un chariot tiré par deux chevaux précédés d’une antilope ou koudou (non visible sur cette photo).

    Persépolis, IranEthiopiens (ou Nubiens), les ambassadeurs sont introduits par un Mède. Ils apportent une coupe, une défense d’éléphant et un animal qui pourrait être un okapi ou une girafe.

    Si vous souhaitez voir les autres photos du site de Persépolis c'est ici :

    http://steevephoto2.eklablog.com/persepolis-capitale-de-l-empire-achemenide-iran-2018

     

    Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique