• Les musées en Iran

  • Les instruments régionaux du musée de la musique d'Ispahan :

    Musée de la musique suite, Ispahan, Kouzak & TâlKouzak & Tâl, région du Baluchestan

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Robab, Ispahan    Musée de la musique : les instruments régionaux, Gheychak, IspahanRobab, région du Baluchistan                                                 Gheychak, région du Sistan

    Le robab ou rabab, en persan رُباب rubâb, est un instrument de musique à cordes de la famille du luth. Il est originaire de l'ethnie pachtoune d'Afghanistan et du Nord du Pakistan. Par ailleurs, il est joué dans de nombreux pays limitrophes et considéré en Afghanistan comme l'instrument national qui représente la noblesse du pays.

    La gheychak qui, à l'origine, était faite avec la tête d'un cheval et qui, au fil des siècles a circulé le long de la route de la Soie avant d'arriver en Italie, a donné naissance au violon.

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Qoshmeh, IspahanQoshmeh, région du Khorâsân

    Le qoshmeh est fait d’un os d’aigle. Il a un embout buccal et sa forme est similaire à celle du dozaleh kurde. Il a un son très fort et touchant et est joué par l'ethnie Kormanj du Nord Khorâsân. Le qoshmeh est généralement joué avec le dayereh et le dohol. C'est l'instrument des occasions heureuses.

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Dotar Harati, Ispahan    Musée de la musique : les instruments régionaux, Qeijâq, IspahanDotâr - Harâti, Région d'Afghanestan                                      Qeijâq, région du Turkmen Sahara

    Le dotâr, dutâr, dutar, doutâr ou dotara, « deux cordes » en persan, est un luth traditionnel à long manche trouvé en Asie centrale et en Iran. Son origine est probablement le tambur du Khorassan décrit par Al-Farabi (Xe siècle) dans son essai Kitab Al Musiqi Al Kabir (Livre de la grande musique). Longtemps réservé aux nomades et bardes bakhshis, il est devenu au XIXe siècle un instrument acceptable dans les musiques savantes de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et des Ouïghours.

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Tamboureh, Ispahan    Musée de la musique : les instruments régionaux, Qupoz, IspahanTamboureh, région de Tâlesh; Ney Labak derrière                   Qupoz, région d'Azerbaijan

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Bâqlâmâ, Ispahan

    Bâqlâmâ : région Western Azerbaijan et Kurdistan

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Ney anbân, IspahanNey - Anbân, région de l'Iran du Sud

    Le ney - anbân est une cornemuse iranienne assez rare. Elle est en peau de chèvre et se rencontre uniquement dans la région bordant le golfe Persique, à Boushehr notamment, où les cultures arabo-africaines se mèlent aux cultures perso-asiatiques. Sa musique en est uniquement folklorique.

    Musée de la musique : les instruments régionaux, Shâkh, IspahanShâkh, région de l'Iran du Sud

    L'avantage de ce musée de la musique est que si vous réservez, vous pouvez avoir la chance de participer à un petit concert privé où certains de ces instruments sont mis à l'honneur :

    Le Musée de la musique d'Ispahan

     

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  • Visité le 29 juin

    "Ouvert en décembre 2015 par un groupe de passionnés de musique, ce musée est tout simplement exceptionnel en son genre et unique en Iran. Commencée par Mehrdad Jeihooni et Shahriar Shokrani au début des années 1980, ce qui n'était qu'une simple collection d'instruments s'est enrichie au fil des ans jusqu'à devenir un héritage, un témoignage d'une importance capitale sur la culture et les traditions musicales iraniennes et leur évolution au fil des siècles."

    Le petit Futé.

    La première salle, consacrée aux percussions et aux cordes, présente les instruments nationaux, avec en particulier une très belle collection de tars.

    Dans ce musée on peux également trouver quelques modèles rares comme un târ vieux de près d'un siècle ou un autre, au dos creux spécialement conçu pour les femmes enceintes (pas de photos ici).

    Il fut un temps en Iran ou même les femmes pouvaient jouer de la musique. Pour les époques où la musique était interdite, il existait des instruments miniaturisés et plats, qui pouvaient être cachés sous les vêtements.

     

    Musée de la musique, IspahanKamâncheh

    Kamânche, kamancheh, keman, kemanche, kamança ou kemânçe, en persan کمانچه, « archet », désigne une famille d'instruments à cordes frottées d'origine iranienne répandue du Moyen-Orient aux Balkans ou à l'Asie centrale et au Maroc. Il s'agit d'une vièle à pique rustique assez proches de diverses formes du rabâb, les termes étant parfois interchangeables. Son origine remonte au moins au IXe siècle.

    On le trouve en Iran, en Arménie, en Azerbaïdjan, en Géorgie, en Turquie et en Ouzbékistan. Au Tadjikistan et au Turkménistan on le trouve sous le nom de ghaychak ou ghijak (à ne pas confondre avec le ghaychak iranien), au Cachemire sous le nom de kashmiri saz, au Kazakhstan sous le nom de Gizhak, et au Xinjiang (cultures tajik, kazakhe et ouïghour), en Chine, sous le nom d’aijeke. Il est très proche de la djoza irakienne.

     

    Musée de la musique, Ispahan    Musée de la musique, IspahanTâr                                                                                      Târ 

    Musée de la musique, IspahanTâr

    Le târ est un instrument à cordes pincées trouvé en Perse, en Azerbaïdjan, en Géorgie, en Arménie, en Turquie, en Ouzbékistan et au Tadjikistan. C'est un luth à long manche avec un corps en forme de double cœur.

    Le mot تار târ signifie "corde" en persan. Les interprètes sont appelés tarzen. Le tar est le principal symbole de la culture azerbaïdjanaise. En 2003, le mougham azerbaïdjanais a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l’UNESCO et a créé des conditions pour la reconnaissance du tar, du kamantcha et du gaval, les trois instruments composant le mougham. « La facture et la pratique musicale du tar, instrument à cordes à long manche » ont été inscrites en 2012 par l'UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

    Musée de la musique, Ispahan    Musée de la musique, IspahanSetâr                                                                                    Oud

    L'oud, en arabe عود, en arménien Ուդ est un instrument de musique à cordes pincées très répandu dans les pays arabes, en Turquie, en Grèce, en Azerbaïdjan et en Arménie. Son nom vient de l'arabe al-oud signifiant « le bois ».

    Le barbat persan en est très certainement à l'origine, mais si cet instrument existe encore à titre symbolique en Iran, il y est très peu répandu et il a été réinventé récemment à partir d'archives.

     

    Luth à manche court, il a été l'objet d'ouvrages de référence des musicologues musulmans de l'époque médiévale. L'oud a comme points communs avec le luth le nombre de cordes et la forme de l'instrument, mais il n'a pas de frettes.

    Musée de la musique, IspahanTombâk Zorkhâneh

    Musée de la musique, IspahanTombâk

    Le tombak, en persan تنبک-تمبک ou zarb ضرب, nommé aussi tonbak, donbak ou dombak, est un instrument de percussion à excitation digitale originaire d'Iran. Le nom "tombak" viendrait des sons produits par les frappes principales : tom (au centre de la peau, grave) et bak (au bord, et aiguë). Il appartient à la famille des membranophones et plus précisément des tambours en gobelet répandus en Asie, Europe de l'Est et Afrique. Bien qu'il y ait des similarités entre tous les instruments à percussion de cette forme, les techniques utilisées pour jouer le tombak sont probablement les plus élaborées.

    Musée de la musique, Ispahan, Bass Qeychak    Musée de la musique, Ispahan, Chang CelticBass Qeychak                                                                        Chang Celtic

    Musée de la musique, Ispahan, QânurQânun

    Musée de la musique, Ispahan, QânurQânun

    Le Qânun ou kanoun, en persan قاﻧﻮﻥ aussi transcrit « kanun », « qanun », « qanoun » ou « quanoun », « kanon », aussi appelé « kanonaki » ou « kalong », est un instrument à cordes pincées de la famille des cithares sur table, très répandu dans le monde arabe, en Asie du Sud-Ouest ainsi qu'en Grèce et dans le Turkestan. Il ne faut pas le confondre avec le santour, dont les cordes sont frappées. Son nom dériverait du grec « κανών » signifiant « la mesure », qui était aussi le nom donné à un instrument monocorde destiné à l’étude des intervalles en musique et connu déjà de Pythagore.

    La plus ancienne mention de cet instrument dans la littérature arabe se trouve dans les contes des Mille et une nuits au Xe siècle.

    Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kanoun

     

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  • Visité le 29 juin 2018

    Musée arménien Vânk, IspahanIntérieur du musée.

    Musée arménien Vânk, IspahanArrestation du Christ, peinture sur huile, art italien, XVIe siècle

    Musée arménien Vânk, IspahanCarreaux faits en Iran, XVIIIe siècle

    Musée arménien Vânk, IspahanCarreaux faits en Iran, XVIIIe siècle

    Musée arménien Vânk, IspahanCarreau fait à Ispahan, XIXe siècle

    Musée arménien Vânk, IspahanCarreau fait à Ispahan, XVIIIe-XIXe siècle

    Musée arménien Vânk, IspahanCarreau fait à Ispahan en 1884

    Musée arménien Vânk, IspahanCrucifixion du Christ, ouvrage de couture arménien, fait en 1681

     

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  • Visité le 29 juin 2018

    La cathédrale abrite aujourd'hui un musée dédié à l'histoire des Arméniens de la Nouvelle Djoulfâ, ou Djolfâ, une imprimerie ancienne, ainsi qu'une grande bibliothèque d'environ 700 manuscrits arméniens.

    Imprimerie et manuscrits du musée arménien Vânk, IspahanMusée de l'histoire arménienne d'Ispahan

    Musée arménien Vânk, Ispahan

    Imprimerie 

    Musée arménien Vânk, Ispahan

    Musée arménien Vânk, Ispahan

    Musée arménien Vânk, IspahanLa Sainte Bible, écrite à Djoulfa, Ispahan en 1662

     

    Collection d'anciens Gospels : 

    Musée arménien Vânk, IspahanGospel écrit à Kesaria (?) en 1303 oui vous avez bien lu 1303 !!!

    Musée arménien Vânk, IspahanGospel écrit en 1456

    Musée arménien Vânk, IspahanGospel écrit en Arménie en 1463 

    Musée arménien Vânk, IspahanGospel écrit à Istanbul, décoré à Ispahan aux XVIIe siècle.

    Musée arménien Vânk, IspahanGospel écrit en Arménie en 1587 

    Musée arménien Vânk, IspahanGospel écrit en 1607 à Ispahan

    Musée arménien Vânk, Ispahan Missel écrit à Djoulfa, Ispahan en 1687

     

     

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  • Visité le 29 juin 2018

    Construite en brique, entre 1606 et 1655, à l'instigation des monarques safavides*, la cathédrale Vânk, aussi appelé Cathédrale Saint-Sauveur, symbolise l'implantation de l'Église arménienne en Iran. La façade, assez sobre dissimule un intérieur réduit, malgré la hauteur de la coupole, mais richement décoré. Les murs sont recouverts de de céramiques et, au dessus, de peintures d'inspiration européenne, qui représentent des scènes de supplices dont notamment le martyre légendaire de saint Grégoire l'Illuminateur, fondateur de l'Église arménienne. 

    La cathédrale abrite aujourd'hui un musée dédié à l'histoire des Arméniens de la Nouvelle Djoulfa, une imprimerie ancienne, ainsi qu'une grande bibliothèque de manuscrits arméniens (au nombre de 700). Vue de la rue, la cathédrale a le même aspect qu'une mosquée si ce n'est la croix au sommet du dôme. Un campanile se dresse dans la cour.

    À côté de l'église se trouve un musée de l'art arménien, avec un mémorial du génocide arménien.

    Le quartier arménien compte encore 12 églises sur 24 initialement. Sur ces 12 certaines sont en ruine ou ne sont plus fréquentées faute de paroissiens. La plus ancienne, Saint-Kevork, date de 1611.

    La cathédrale arménienne Vankmosaïque en faïence au-dessus du portail d’entrée

    La cathédrale Vânk, IspahanLa cathédrale Vânk d'Ispahan

    La cathédrale Vânk, Ispahan

    La cathédrale arménienne VankClocher extérieur en forme de baldaquin, typiquement arménien.

    La cathédrale arménienne Vank

     

    Peintures murales intérieures de la cathédrale de style italo-flamand ponctué d'influences russes. Elles représentent des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament.

    La cathédrale arménienne Vank

    La cathédrale arménienne Vank

    La cathédrale arménienne Vank

    La cathédrale arménienne VankCoupole de l'église magnifiquement peint dans un style persan avec des motifs très fins en bleu et or.

    La cathédrale arménienne VankFresque du Jugement Dernier au dessus de la porte offert, comme les autres peintures, par un marchand arménien nommé Avadich.

    La cathédrale arménienne Vank

    La cathédrale arménienne Vank

    La cathédrale arménienne VankPortail de l’église, fresque représentant des anges

    La cathédrale arménienne Vank

    La cathédrale arménienne VankChapelle de l'église.

     

    * En 1604-1605, alors que la guerre entre l'empire ottoman et l'Iran safavide dure depuis des décennies, Shâh Abbâs Ier décide de contrer l'avancée ottomane en Arménie par la tactique de la terre brulée : il fait détruire les récoltes et des cités, et déporte des centaines de milliers d'Arméniens dans les villes iraniennes. Cet exode forcé fut tragique mais il eut aussi des conséquences positives : l'armée ottomane fut stoppée, l'Iran sauva son intégrité territoriale et les arméniens déportés trouvèrent parfois une vie plus sûre.

    Shâh Abbâs Ier désirait également employer les compétences des négociants arméniens. Il fit ainsi emmener 20.000 habitants de Djolfâ, une cité commerçante près de l'Araxe, à Ispahan, où ils s'installèrent dans un quartier baptisé la Nouvelle Djolfâ, Nor Djougha ou Nor Djoura, en arménien Նոր Ջուղա. En échange de bons et loyaux services, le roi octroya à la communauté une indépendance administrative et judiciaire et le monopole du commerce de la soie. Sa prospérité favorisa une étonnante floraison artistique et intellectuelle dont témoignent encore 13 églises.

    Plus récemment, en 1828, la Russie tsariste prend l'est de l'Arménie à la Perse. Pendant la Première Guerre Mondiale, beaucoup d'Arméniens se réfugient en Iran pour échapper au génocide perpétré par les turcs. Devenue une république de l'URSS en 1920, l'Arménie recouvre son indépendance en 1991.

    Pour en savoir plus : https://www.la-croix.com/Religions-d-Iran-les-Armeniens-d-Ispahan-s-accrochent-a-leurs-eglises-2014

     

     

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